Ambiance Japonisante

Publié le par Emilie Filrouge

Canon EOS 600D+ EF-S 55-250 à 70mm, f/5.6, 1/13, iso 200 (monté sur trépied, évidemment)

Canon EOS 600D+ EF-S 55-250 à 70mm, f/5.6, 1/13, iso 200 (monté sur trépied, évidemment)

Je commence enfin à me réintéresser à mes autres objectifs.

C'est à dire, ceux que j'ai en plus du 50mm f/1.8. C'est en revoyant certaines photos prises au 55-250 que je me suis dit que certes, c'est loin d'être un objectif de prestige série L renommé pour son exceptionnelle qualité, mais j'ai quand même pu en sortir des clichés pas mal du tout, du genre de celui-ci.

Alors j'ai décidé de lui donner une seconde chance, et de m'en servir un peu pour de la photo "studio", histoire de profiter un peu d'une longueur focale qui me permettrait d'écraser un peu les perspectives et de composer des choses un peu plus facilement.

Sur un des forums de poupées où je suis présente, s'est tenu un concours sur le thème "Hana Matsuri" , on y parle donc de fleurs, de Japon, de kimono, de traditions, mais on nous demande aussi une réinterprétation personnelle du thème.

Je me suis donc lancé le défi de réaliser une séance photo sur ce thème, les idées ayant fusé dans ma tête.

Plutôt que de coudre un kimono, j'ai voulu réutiliser un authentique yukata que je possède, afin de le draper autour de mon sujet, que j'ai coiffé de fleurs, j'y ai rajouté un éventail japonais qu'une amie m'avait rapporté de là-bas, un peu d'origami (je sais, on navigue en pleine fête des clichés).

Restait l'arrière-plan, et pour une ambiance à la fois scintillante, féerique et un peu moderne (pour rappeler un Japon plus contemporain), j'ai repris mon astuce du pare-soleil de voiture qui brille et ajoute un joli effet "bokeh" géométrique.

J'ai éclairé ce dernier avec ma fameuse lampe magique qui change de couleurs, que j'ai réglée sur ROSE, évidemment, pour aller jusqu'au bout dans le rappel couleur floral.

L'éclairage.

L'éclairage.

C'est sur cette image qu'on se rend compte de l'utilité du téléobjectif: une focale trop "large", même un 50mm, aurait laissé apparaître l'un ou l'autre parapluie, ou encore les bords du pare-soleil...
J'ai donc pu "compresser" la perspective pour n'inclure dans le cadre que les éléments que je souhaitais.

En dehors de cela, rien n'a énormément différé de mes "setups" habituels, à part peut-être un éclairage que j'ai voulu plus doux, avec les deux parapluies diffuseurs.

Bien évidemment, il m'a fallu monter l'appareil sur trépied. Le temps d'exposition était trop déraisonnable pour faire de la prise de vue à main levée, et j'utilise maintenant quasi constamment un trépied en photos de poupées studio, mon sujet étant fixe, cela me permet de faire une mise au point très précise en liveview. N'ayant pas de télécommande (ce qui est une erreur de ma part, ayant constaté que le prix d'un tel accessoire est dérisoire...), j'ai enclenché le retardateur, pour minimiser le plus possible les tremblements.

Il résulte de tout ceci une séance bien plus douce que ce que j'ai l'habitude de faire (tout en restant tout de même assez dynamique et contrastée) et dont le résultat me plaît plutôt!

Je me suis amusée à prendre des photos à 18mm, pour voir, et même à 50mm, et clairement, je me dis que mon choix a été le bon. Comme quoi, parfois, on a tendance à négliger un objectif, pour se rendre compte au final qu'il peut nous apporter beaucoup!

Et vous, cela vous est-il arrivé de mettre de côté un de vos objectifs pour vous rendre compte bien plus tard de son potentiel?

Ambiance Japonisante

Publié dans backstage, BJD

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